Agression dans un bus, trois ados arrêtées

Publié le par Cgt BUS Pavillons

Un article de Libération:

 

Seine-Saint-Denis. Les passagères auraient frappé la conductrice après un changement d’itinéraire.

 

Dans certaines communes de Seine-Saint-Denis, il devient de plus en plus aléatoire de pouvoir prendre un bus. Face à la multiplication des agressions contre les chauffeurs, ces derniers exercent leur droit de retrait, plongeant du même coup les usagers dans la galère.


C’était le cas hier sur le réseau habituellement desservi par les bus des Transports rapides automobiles (TRA) du dépôt de Villepinte. Dimanche soir, une conductrice a été violemment agressée par trois jeunes filles à Aulnay-sous-Bois. Emmenée à l’hôpital, où elle a reçu la visite du nouveau préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, elle est ressortie dans la soirée. Les jeunes filles soupçonnées de l’avoir agressée ont été interpellées, hier matin, à la gare d’Aulnay.


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Cet acte de violence pourrait être lié au changement de l’itinéraire du 610. Depuis près de trois semaines, à partir de 19 heures, les bus ne desservent plus la gare des Beaudottes, à Sevran, où plusieurs attaques contre des bus ont eu lieu récemment, notamment des caillassages. Selon la TRA, les trois passagères, qui voulaient se rendre à l’hôpital Robert-Ballanger, à proximité de la gare, auraient piqué un coup de sang contre la conductrice qui appliquait les consignes de sa direction.


«La modification des itinéraires est une question très sensible, indique un responsable du CIF (Courriers d’Ile-de-France), une compagnie qui dessert le même secteur. Quand le bus dépose des passagers à quelques centaines de mètres de l’arrêt habituel, cela passe. Mais, quand les gens doivent marcher deux kilomètres pour rallier la gare RER, ça provoque des réactions de colère et peut entraîner de sérieux problèmes pour les chauffeurs.»


Police.

Face à ces troubles récurrents, l’Etat a décidé de mettre en place «rapidement» une police des transports dédiée à la sécurité dans les bus de Seine-Saint-Denis, comme cela existe déjà dans le Val-de-Marne. «L’Etat continue de privilégier le court terme plutôt que de créer des unités de police territoriale dans les quartiers», déplore Alain Sutour, de la CGT.

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Publié dans sécurité

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