Accompagnement des autobus par la police : l'insécurité est une question sérieuse, pas un enjeu électoral

Publié le par Cgt BUS Pavillons

Accompagnement des autobus par la police : l'insécurité est une question sérieuse

 

Un communiqué de la CGT BUS


La situation d'insécurité que connaissent les lignes du réseau d'autobus  de la RATP indique très clairement l'échec de la politique gouvernementale en matière de sécurité. Cela  sanctionne également la politique de la direction de la RATP de désertification du réseau de surface de la RATP par la disparition progressive du terrain, en cours et annoncée, de métiers de soutien aux machinistes.

Après une évolution extrêmement inquiétante en 2008, la situation de la sécurité sur le réseau de surface de la RATP reste plus que préoccupante en 2009. Ce qui est plus particulièrement remarquable c'est la violence qui s'exprime. Elle se traduit en particulier par des tirs par armes à feu. Elle est marquée également par une montée considérable des atteintes à la sécurité de nos usagers, qui ne se dément pas sur les deux dernières années. La question des effectifs de police d'une part, de leur utilisation d'autre part est clairement posée par cette dégradation des conditions de sécurité sur nos lignes.

La politique de la direction de la RATP organise la désertification du réseau par la fermeture progressive des terminus gardés, la disparition des postes de vente et l’externalisation de ceux qui restent, l’externalisation des personnels du contrôle BUS.

La vidéosurveillance même renommée vidéoprotection n'est pas la solution

Aujourd'hui la totalité des autobus de la RATP sont équipés de caméras de vidéosurveillance.  Pour autant le nombre d'agression de machinistes se situe en 2008 au même niveau qu'il y a 6 ans. A noter qu'à cette époque la totalité des autobus de la RATP n'étaient pas équipés. C'est la démonstration, s'il en faut une, qu'une caméra n'empêche pas les agressions. Par contre elle a pu démontrer son utilité pour identifier les agresseurs, ou encore servir d'alibi à ceux qui pour des raisons étroitement budgétaire, suppriment des postes de policiers.

L'accompagnement des autobus par des forces de maintien de l'ordre n'est pas une solution pérenne

L'accompagnement des lignes 303, 148, 152, 304, 235, et d'autres au rythme des alarmes sociales déposées par la CGT, par des personnels des CRS et de la gendarmerie mobile en renfort, ou non, de personnels de sécurité de la RATP est la démonstration s'il en fallait une de la nécessité de présence sur ligne. Dans le même temps cette situation n'a pas vocation à perdurer, cela n'est pas souhaitable.

D'abord parce que s’ils sont nécessaires à rétablir des conditions de travail en sécurité sur ces lignes ils seraient également nécessaires dans la traversée d'autres lieux où nous rencontrons des problèmes. On peut en particulier penser à certaines lignes Noctiliens parfois fort éloignées des banlieues (N 01 N 02).

Ensuite parce que malgré ce déploiement de force on peut constater que les incivilités et les agressions continuent. Il en a été ainsi sur le 148 et le 304, lignes bénéficiant pourtant d'un accompagnement policier, où dans la période horaire où elle était supposée avoir lieu trois de nos collègues ont été agressés.

Pour la CGT BUS plutôt que de tels déploiements de force limités dans le temps les pouvoirs publics devraient faire le choix de la police de proximité et du lien avec les populations. Si les quartiers que nous desservons peuvent vivre en sécurité, les autobus qui les traversent seront en sécurité.

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Publié dans sécurité

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