Exclusif: la vidéo qui montre que la direction de la RATP connaissait très bien Eslan de l'UNSA !
Exclusif : Marianne s'est procuré la vidéo qui prouve les liens entre la direction de la RATP et Gwenaël Eslan, ancien responsable de l’Unsa, soupçonné d’échanger depuis des années des faveurs sexuelles contre des promotions.
(Capture d'écran de la vidéo des 10 ans de mariage de Gwenaël Eslan, 2008)
Ce sont des images inédites, tournées en 2008 lors des dix ans de mariage de Gwenaël Eslan, que nous ne pouvons pas mettre en ligne pour ne pas attenter à la vie privée des protagonistes. Elles sont pourtant édifiantes, car elles témoignent des liens étroits qui unissent le syndicaliste et des cadres de la Régie.
Au premier plan, chemise blanche et micro à la main, on découvre un Gwen Eslan lancé dans un karaoké très inspiré. La chanson « Requiem pour un fou », de Johnny Halliday est reprise en cœur par Serge Lagrange, directeur du département Métro de la RATP, responsable de 10 000 salariés. Lagrange est un interlocuteur régulier du PDG de la régie, Pierre Mongin. On aperçoit aussi André Gaudin, qui lui ne tient pas de micro, mais a longtemps régné sur la ligne 4 du métro. A sa gauche, Marc Valensi, le directeur de la ligne 3, chante aussi à tue-tête. Un peu à l’écart, Bruno Dumontet, le patron de la ligne 13, semble préférer déguster des petits fours…
La preuve que l’encadrement intermédiaire de la RATP et Eslan entretiennent des relations privilégiées, pour ne pas dire franchement amicales, bien que la direction générale prétende le contraire depuis que l’affaire à éclaté cet été.
Le 22 juin dernier, un courrier anonyme a été adressé à Pierre Mongin, président de la RATP. Dans sa lettre, un corbeau accuse Eslan, l’ex-patron de l’Unsa, surnommé « le roi », d’échanger depuis des années des faveurs sexuelles en contrepartie de promotions. Des « soirées » libertines auraient également été organisées dans les locaux de l’entreprise. Après avoir mené une enquête interne, la direction de la RATP a transmis le courrier au parquet de Paris, qui vient d’ouvrir une enquête préliminaire. Suite aux plaintes déposées par deux victimes et le syndicat Sud RATP, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) a été saisie.
« Si ces faits sont avérés, ils mettent sérieusement en cause la direction intermédiaire de la régie. D’autres plaintes vont être déposées, assure Mourad Ghazli, responsable du SAT-Ratp, le syndicat autonome tractions. Les témoignages commencent à affluer».
Comme par exemple celui d’André Gaudin, qui a dirigé la ligne 4 du métro durant des années et que Marianne a pu joindre. Ami de Gwen Eslan, il admet pourtant que « certains directeurs ont pratiqué plus que la co-gestion avec Gwen. Ca leur permettait d’avoir une certaine paix sociale ». Le syndicaliste, à l’entendre, a toujours entretenu de bons rapports avec la hiérarchie de la Régie : « Dans les réunions, on se vouvoyait tous, on se donnait du "Mr le directeur", du "Mr le délégué syndical". Mais en privé, on se tutoyait. Quand Gwen demandait de l’avancement pour l’un de ses adhérents, la plupart des responsables de ligne signaient sans réfléchir ». Pour André Gaudin, « Si Gwen était le Roi, comme dit le corbeau, c’est que quelques-uns l’ont fait roi ».
Le 22 juin dernier, un courrier anonyme a été adressé à Pierre Mongin, président de la RATP. Dans sa lettre, un corbeau accuse Eslan, l’ex-patron de l’Unsa, surnommé « le roi », d’échanger depuis des années des faveurs sexuelles en contrepartie de promotions. Des « soirées » libertines auraient également été organisées dans les locaux de l’entreprise. Après avoir mené une enquête interne, la direction de la RATP a transmis le courrier au parquet de Paris, qui vient d’ouvrir une enquête préliminaire. Suite aux plaintes déposées par deux victimes et le syndicat Sud RATP, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) a été saisie.
« Si ces faits sont avérés, ils mettent sérieusement en cause la direction intermédiaire de la régie. D’autres plaintes vont être déposées, assure Mourad Ghazli, responsable du SAT-Ratp, le syndicat autonome tractions. Les témoignages commencent à affluer».
Comme par exemple celui d’André Gaudin, qui a dirigé la ligne 4 du métro durant des années et que Marianne a pu joindre. Ami de Gwen Eslan, il admet pourtant que « certains directeurs ont pratiqué plus que la co-gestion avec Gwen. Ca leur permettait d’avoir une certaine paix sociale ». Le syndicaliste, à l’entendre, a toujours entretenu de bons rapports avec la hiérarchie de la Régie : « Dans les réunions, on se vouvoyait tous, on se donnait du "Mr le directeur", du "Mr le délégué syndical". Mais en privé, on se tutoyait. Quand Gwen demandait de l’avancement pour l’un de ses adhérents, la plupart des responsables de ligne signaient sans réfléchir ». Pour André Gaudin, « Si Gwen était le Roi, comme dit le corbeau, c’est que quelques-uns l’ont fait roi ».
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