Salariés sans papiers en lutte à Pavillons
Depuis 7 ans qu’il est en France Ousmane KANE, n’a connu qu’un seul patron, celui de la Casa Nova à Pavillons-sous-bois, derrière la gare de Gargan. « Je travaille sept jours sur sept, pour seulement 3,80€ de l’heure, c’est scandaleux. » « Ce que nous demandons, continu Ousmane, c’est de la dignité, nous voulons pouvoir bénéficier, comme tous salariés, d’un salaire décent nous permettant de nous loger et d’élever dignement nos familles. » Ousmane vit avec sa femme et ses deux enfants, dont l’aînée va intégrer l’école maternelle l’année prochaine, un appartement en colocation car il ne dispose pas de revenus suffisant pour se payer un logement pour eux seuls.
Au delà des quelques salariés de la Casa Nova, c’est plus de 300 travailleurs d’Île-de-France qui ont décidé de braver l’expulsion. Ils espèrent ainsi faire reconnaître le fait qu’ils ont un travail et qu’ils peuvent obtenir légitiment des papiers officiels. A leurs côté, à Pavillons-sous-bois, comme sur l’ensemble des sites en grève, les militants de la CGT appellent les passants à signer une pétition pour la reconnaissance de ces travailleurs « sans papiers » qui occupent les emplois dans les 150 métiers dits « en tension » (restauration, BTP, nettoyage…) reconnu par gouvernement comme manquant de main-d’œuvre. Donc régularisable rapidement à l’image des sept cuisiniers du restaurant La Grande Armée en grève en février dernier, qui ont obtenu les fameux sésames de la liberté et de la dignité.
La CGT 93 appelle à un rassemblrement de solidarité avec les salariés sans papiers de casa nova vendredi 18 avril à partir de 12H00
58 avenue Victor Hugo (près de la gare de Gargan).