Rixe meurtrière au Blanc Mesnil

Publié le par Cgt BUS Pavillons



Une rixe entre jeunes de deux cités sensibles du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), dont une Les Tilleuls est desservie par le 148 du dépôt des Pavillons sous Bois, après plusieurs jours de tension, s'est soldée dans la nuit de samedi à dimanche par trois blessés par balles, dont un serait dans un état de mort clinique.


Selon une source proche de l'enquête, un jeune homme de 18 ans très grièvement blessé à la tête, est considéré en état de mort clinique. Dès l'intervention de la police, peu après minuit, il avait été emmené à l'hôpital Henri Mondor de Créteil. Dimanche matin, un porte-parole de l'AP-HP se bornait à dire que son état était "très préoccupant". Un second blessé, lui aussi né en 1991, a été touché par balle dans le dos et est actuellement soigné à l'hôpital Bichat (Paris, XVIIIème). Son pronostic vital ne serait pas engagé. Le parquet de Bobigny a fait état dimanche, à la mi-journée, d'un troisième blessé - à la main -, plus légèrement touché. "Il y avait un contentieux entre les jeunes depuis deux ou trois jours. On sentait cela monter en puissance", a raconté une source policière. Le cabinet de la préfecture de Seine-Saint-Denis a expliqué à l'AFP que des affrontements éclataient fréquemment entre jeunes dans ce secteur du Blanc-Mesnil, autour des deux cités, celle des Tilleuls et Germain Dorel. Un premier affrontement entre jeunes avait été signalé dans la soirée de samedi et la police était intervenue vers 22H00 avant de revenir une nouvelle fois, peu après minuit, alertée par des habitants.  Selon le parquet de Bobigny, un fusil à pompe a été saisi sur les lieux.

La police a précisé pour sa part que le jeune homme blessé à la tête a été atteint par une arme de gros calibre et le jeune homme touché dans le dos par une arme de petit calibre. Onze jeunes, dont trois mineurs, ont été placés en garde à vue et sont actuellement entendus par la brigade criminelle à qui a été confiée l'enquête. Toutes les personnes impliquées dans la rixe seraient très jeunes. Le plus âgé de gardés à vue serait né en 1987. Toujours selon la police, il ne s'agirait pas d'une affaire de drogue mais de "mauvais échanges de regards" entre jeunes. Alors que les députés s'apprêtent à plancher mardi sur une proposition de loi Estrosi qui envisage de punir de prison la participation à une bande violente, le ministère de l'Intérieur restait dimanche matin très réservé sur la nature de ce drame. "Pour le moment, nous attendons les résultats de l'enquête, a-t-on déclaré. Il faut rester prudent, on ne sait pas s'il s'agit de bandes rivales".

Le maire communiste du Blanc-Mesnil, Didier Mignot, a appelé dimanche matin "au calme et au sang froid". Il a rappelé, devant la presse, son souhait depuis "près d'un an" de la "création d'une unité territoriale de quartier (Uteq)" dans sa commune. "Je ne cesse de réclamer plus généralement un renforcement des effectifs du commissariat de police du Blanc-Mesnil où il manque une quarantaine de postes. (...) Les événements de cette nuit confirment l'urgence de ces exigences", a-t-il conclu.

La section syndicale CGT BUS de Pavillons sous Bois apporte son soutien aux demandes faites par l'élu local. Nous n'avons eu de cesse au cours des dernières années de dénoncer la disparition de la police de proximité, le désengagement de l'Etat marqué par la diminution des moyens de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, de l'insufisance d'effectifs de police de surcroit souvent inexpérimentés dans les communes que traversent nos lignes. Le résultat ce sont des autobus avec nos passagers et nos personnels qui ont été pris dans des bagarres entre bandes, où des quartiers que nous desservons qui sont le lieux de telles affrontements. Entre le discours sécuritaire instrumenté pour des raisons politiques et la sécurité du aux citoyens, à nos usagers et au personnel il y a un gouffre...
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Publié dans sécurité

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