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Un projet de loi récemment voté par les députés ouvre à la concurrence les nouvelles lignes à partir du 3 décembre prochain, et
en 2024 toutes les lignes du département BUS. Il pourrait aussi annoncer l'ouverture du capital et donc la disparition de l'entreprise publique. Tout ça au nom du Grand Paris et de l'application
du réglement européen sur les "obligations de service public".
En ce qui concerne la généralisation de la concurrence dans 15 ans, rappelons que la grande majorité des machinistes ont aujourd'hui moins de 10 ans d'ancienneté, ils seront donc directement impactés. Cela se traduira par la réduction à peau de chagrin des effectifs statutaires et le transfert des autres sous des contrats privés, et à la sécurité sociale en ce qui concerne la retraite par exemple.
Ceux d'entre nous à qui il reste moins de quinze ans à faire n'échapperont pas pour autant au pire car la privatisation, dont le scénario est déjà écrit, n'attendra pas 2024. En effet le même texte de loi prévoit le transfert des infrastructures, aujourd'hui propriété du STIF, à la RATP avec la dette déléguée qui lui a été laissé par l'État. Ces infrastructures apparaissent comme une dotation en « capital » visant à rendre plus belle la mariée pour un investisseur. La dette, et la concurence, pourront servir d'alibis à la direction pour une ouverture de capital qui nous conduira à la situation d'EDF puis à celle de France Télécom. Il n'y a plus qu'à attendre les premiers suicides sur le lieux de travail...pour ceux d'entre nous qui auront renoncé à agir sur leur avenir.
Une entreprise publique comme la RATP devrait déterminer sa politique à partir des principes d’égalité d’accès, de continuité territoriale et d’adaptabilité de service qui sont au cœur de la notion de Service Public. C'est ce pourquoi elle a été créé il y a 60 ans.
Loin d’être dépassées, ces notions et ces valeurs sont plus actuelles que jamais. La crise économique a en effet dévoilé les limites du tout-marchandise et du tout-privé. Elle appelle un nouveau mode de développement où le service public et particulièrement le secteur public ont un rôle majeur à jouer. Ce n'est pas le choix fait par les députés, c'est ce qu'il convient d'imposer.
Lors du meeting de rentrée de l’Union régionale Ile-de-France CGT à Paris le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a annoncé l'appel à une mobilisation nationale le 7 octobre prochain de six organisations syndicales .
Les confédérations qui ont arrêté le principe de cette «journée nationale d’actions» - dont les modalitées seront fixées localement - sont la CGT, la CFDT, la FSU, l’ Unsa, la CFE-CGC et Solidaires. Depuis l'UNEF s'est jointe à l'appel.
La CFTC a invoqué des problèmes d’agendas et le secrétaire général de FO a dit qu'il organisait un colloque le 7 octobre, donc celui q
ui dit partout que les manifestations ne servent à rien organise un colloque le jour de la mobilisation unitaire.
La CGT avait proposé, début septembre, aux autres organisations «d’organiser des mobilisations ensemble le 7 octobre, journée choisie» par la Confédération internationale des syndicats (CSI) pour
exiger «que les salariés ne soient pas rendus victimes de la crise mais s’épaulent pour combattre le dumping social à l’échelle internationale».
Parce que l'activité militante à la Cgt ce n'est pas seulement des contraintes, mais que c'est également des moments de camaraderie et
de partage, nous rappelons aux adhérents de Pavillons que nous organisons de nouveau un séjour de ski.
Ceux d'entre vous qui sont intéressés doivent contacter les militants de la section.
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